Herimanana Razafimahefa « condamne les violences »

Antananarivo, 9 octobre, 6h00 – Herimanana Razafimahefa lâche quelques bombes. « En tant que président du Sénat et Raiamandreny au pays, je suis triste et condamne de toutes mes forces les violences », lance-t-il à quelques journalistes en marge de la finale du championnat de Madagascar de rubgy, au « Kianja Maki », à Andohatapenaka. Il s’exprime sur les manifestations, interdites par les autorités, initiées par le collectif des candidats pour contester l’environnement électoral. Des manifestations durant lesquelles le président de la Chambre haute note des blessés aussi bien au sein des forces de l’ordre que du côté des candidats. « Je lance un appel pour faire cesser les violences », exhorte-t-il.

 

Herimanana Razafimahefa fait part de l’analyse de la situation. « Il est difficile pour nous d’aller aux élections selon le calendrier établi si les manifestations et les affrontements se poursuivent», appréhende-t-il. «Il faut que nous dialoguions (…) Il faut que nous trouvions une solution pour aller vers des élections libres et transparentes. C’est ce qu’attend le peuple», ajoute-t-il.

 

Le président du Sénat revient aussi sur l’épisode de sa renonciation à assumer les fonctions du chef de l’Etat au profit du gouvernement. « Cela fait des années que j’étais prêt pour prendre le poste du chef de l’Etat par intérim. Mais les choses se sont passées d’une manière différente pour des raisons qui ne dépendent pas de moi », révèle Herimanana Razafimahefa. « Je ne fuis pas mes responsabilités », conclut celui qui avait renoncé aux fonctions du chef de l’Etat par intérim « pour des raisons personnelles », selon la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 9 septembre.