Antananarivo, 24 Janvier, 13h45 – Des blocs à libérer. L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) a proposé l’annulation de cinq contrats pétroliers. Cette proposition est en attente d’approbation, d’après ce qui est indiqué dans le Rapport de réconciliation 2022 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.
D’après des sources proches du dossier, ces contrats qui devraient être annulés sont ceux conclus avec des sociétés qui n’opèrent plus. Leurs titres miniers sont déjà arrivés à expiration depuis un certain temps, confient nos interlocuteurs.
L’adoption de décrets présidentiels pour l’annulation des titres miniers d’exploration d’hydrocarbures obsolètes et pour constater la fin des contrats de partage de production associés entre dans le cadre de l’assainissement et la relance du secteur pétrolier amont. Cette action stratégique permettra d’attirer de nouveaux investisseurs dans ces blocs pétroliers abandonnés, a soutenu le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala.
L’Etat a d’ailleurs décidé de procéder à l’assainissement et à la relance de ce secteur, en vue de conclure de nouveaux contrats pétroliers plus équitables. Le ministère des Mines avance plusieurs actions stratégiques qui sont décisives pour cette relance, mis à part cette annulation des titres miniers expirés.
Ce département avance la mise à jour du modèle de contrat de partage de production pour plus d’équité. Le ministère travaille également sur le décret d’application du Code pétrolier pour la définition du domaine minier national d’Hydrocarbures afin de sécuriser juridiquement les activités pétrolières amont. La levée de la suspension de la promotion des blocs pétroliers est aussi prévue.
Comme rappelé par l’Itie Madagascar, la Grande île avait déjà accueilli des missions d’investisseurs japonais à la recherche de partenariats dans le secteur pétrolier en 2013. Ces investisseurs, dont Mitsibushi et Japan Oil and Gaz national Corporation, auraient été attirés par 225 blocs libres en offshore, contre deux en onshore où 16 compagnies opéraient déjà. Un appel à investisseurs pour des licences pétrolières à Madagascar avait également été lancé en 2018 pour 44 blocs pétroliers offshores sur le bassin sédimentaire de Morondava.
Le seul projet pétrolier amont en pré-phase d’exploitation et considéré comme d’envergure à Madagascar est celui de l’huile lourde de Tsimiroro. Le titre minier d’exploitation des hydrocarbures et le titre minier de transport des hydrocarbures avaient été octroyés par l’Etat à Madagascar Oil pour une durée de 25 ans, souligne l’Itie Madagascar.