IKONGO – 49 personnes, dont les gendarmes présents à la caserne le jour du drame, entendues dans le cadre des enquêtes menées sur la fusillade d’Ikongo, selon le secrétaire d’Etat à la gendarmerie

Antananarivo, 16 Septembre, 9h50 – Les enquêtes menées par la gendarmerie sur la fusillade survenue à Ikongo le 29 Août se poursuivent. Jusqu’à jeudi, la gendarmerie a entendu 49 personnes dans le cadre de cette affaire, rapporte le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie alors qu’il a révélé les premiers résultats partiels des investigations au cours d’une conférence de presse jeudi.
Sept gendarmes présents dans la caserne au moment des faits figurent parmi les personnes déjà auditionnées, précise le SEG. A l’entendre, ceux-ci se trouvent actuellement à Fianarantsoa. La population locale, les blessés, le maire d’Ikongo ainsi que les anciens de la communauté ont également été auditionnés. Les policiers et les agents pénitentiaires venus en renfort qui étaient présent et qui ont participé à la fusillade, par contre, n’ont pas encore été entendus, précise l’officier général.
Le numéro Un de la gendarmerie ne rejette pas une éventuelle responsabilité de la chaîne de commandement dans la gendarmerie dans l’affaire. Il souligne que « tout le monde est responsable ». Il se dit même prêt s’il doit être auditionné ou répondre à un juge dans cet affaire. Il en est de même pour les responsables de la gendarmerie sur place au moment des faits, ajoute-t-il. « Le procès-verbal des enquêtes et les preuves recueillies jusqu’ici vont être déposés à la justice et il appartient à celle-ci de faire son travail », insiste le SEG.
Les enquêtes sont menées par la gendarmerie, mais le SEG défend son équipe. « ll n’y a aucune loi contre le fait que la gendarmerie fasse les enquêtes », martèle-t-il. Il souligne même que « le procureur peut « refuser les résultats de l’enquête » et peut « arrêter à tout moment l’enquête menée par la gendarmerie ou dessaisir la gendarmerie de l’affaire pour la confier aux policiers s’il estime que c’est la bonne chose à faire ». « Vous pouvez porter plainte contre moi si je suis en tort », conclut le général.