IKONGO – Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie martèle que toutes les procédures ont été suivies avant l’ouverture du feu sur les manifestants d’Ikongo et rappelle qu’il y avait des policiers et des agents pénitentiaires parmi les éléments des forces de l’ordre qui ont tiré sur la foule
Antananarivo, 15 Septembre, 12h40 – Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie livre les résultats partiels de l’enquête sur la tragédie d’Ikongo. Selon le général Serge Gellé, « tout a été fait » afin d’éviter le bain de sang alors que les forces de défense et de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants qui ont tenté de « prendre d’assaut » la caserne de la gendarmerie d’Ikongo le 29 Août dernier.
« Il y a eu des discussions, l’adjoint du chef district et la commandant de la brigade ont parlé avec la foule pendant que celle-ci etait encore loin de la caserne », raconte le SEG. Mais « les discussions n’ont pas porté leur fruit et la foule s’est rapprochée », poursuit-il. « Quand celle-ci a dépassé le cordon rouge placé à 35m de la caserne, les gendarmes de la brigade ont lancé sept grenades lacrymogènes dont deux lancées à la main pour tenter de disperser la foule main en vain », indique-t-il encore. Il évoque également des « tirs en l’air à plusieurs reprises qui n’ont pas fait reculer la foule ». A entendre le numéro Un de la gendarmerie, c’est seulement à ce moment que les gendarmes, les cinq policiers et les trois pénitentiaires arrivés en renfort ont tiré dans le tas, ce qui a tué neuf personnes sur le coup.
Pour le SEG, les forces de l’ordre ont uniquement appliqué la loi et ont respecté la procédure à suivre telle qu’édictée par la loi dans pareille situation. Il explique que « les personnes arrêtées sont sous la responsabilité des agents qui les ont arrêtées ». « Il s’agissait aussi de défendre la brigade, les personnes qui y étaient et les armes qui y étaient stockés », précise encore le général Serge Gellé qui affirme « ne pas justifier l’utilisation des armes contre la population ». « Je dis juste ce que dit la loi sur leur utilisation », insiste-t-il.