IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar projeté à plus de 2,2 milliards de dollars en 2026, selon la Banky foiben’i Madagasikara

Le déficit commercial de Madagascar devrait s’accentuer pour atteindre -2 276,2 millions de dollars cette année, contre -2 036,3 millions de dollars en 2025. Cette dégradation, qui représente 10,1% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, est exposée dans le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), présenté la semaine dernière.

Selon les projections de la BFM, le creusement de ce déficit résulterait principalement de l’intensification des importations de biens d’équipement et d’intrants, leviers essentiels pour soutenir la relance économique prévue. Elle reflète ainsi l’accélération massive des importations de ce biens, indispensables pour alimenter les moteurs de la croissance.

Le déficit commercial constitue le principal composant du déficit du compte courant, estimé à -1 687,6 millions de dollars, lequel retrace l’ensemble des transactions réelles de Madagascar avec le reste du monde. Il est partiellement compensé par les transferts courants que sont les dons, les aides et les envois de fonds de la diaspora qui s’élèvent à plus de 1,2 milliard de dollars.

En proportion de la richesse nationale, le déficit commercial représenterait donc -10,1 % du PIB. Bien que le montant en dollars augmente, le poids relatif par rapport au PIB s’améliorerait légèrement, après s’être établi à -10,5 % en 2025.

La BFM livre pour le moment des prévisions. Selon ses données provisoires, le déficit commercial de Madagascar au premier trimestre s’élevait à -496,2 millions de dollars, soit -2,2 % du PIB. Une amélioration nette par rapport aux -615,8 millions enregistrés à la même période l’année précédente est cependant rapportée.

Cette performance durant les trois premiers mois de l’année repose sur un “effet de ciseaux” favorable. D’un côté, les exportations de Madagascar avaient bondi de 8,0 % (616,3 millions de dollars) grâce à l’envolée du girofle et au redressement de la vanille. De l’autre, les importations ont reflué de 7,5 %, portées par une baisse des achats de riz et une appréciation de l’ariary qui a allégé la facture globale, indique la BFM.