Antananarivo, 8 Juillet, 19h38 – Au compte-gouttes. « Nous sentons la reprise même si elle est encore très lente », lance Haja Ravelojaona, responsable communication de l’agence de voyage Zà-Tour, en marge du salon « Tsenaben’ny Fizahantany » qui a démarré ce vendredi. Cet opérateur qui compose et vend des offres de voyage indique n’enregistrer pour le moment que 10% seulement du nombre des touristes qu’elle a l’habitude de servir chaque mois de juillet. Il se réfère là au nombre d’arrivées des touristes d’avant Covid.
Cette timide reprise du tourisme est également constatée au niveau des destinations phares de la Grande île. « Les vols internationaux vers Nosy-Be sont de retour mais les touristes n’ont apparemment pas encore eu le temps de s’organiser pour cette saison. Nous espérons cependant plus de mouvement jusqu’à la fin de l’année », soutient Elisabetta Gravellino, présidente du Conseil d’administration de l’Office régional du tourisme de Nosy-Be.
Les opérateurs restent malgré tout optimistes et confiants, surtout après l’annonce de la réouverture des frontières de Madagascar pour l’Afrique du Sud. Pour Zà-Tour, 99% de sa clientèle internationale sont anglo-saxons. Le marché sud-africain est également très important pour le tourisme à Nosy-Be, d’après son office régional. Nos deux interlocuteurs sont d’ailleurs unanimes sur le fait que les perspectives sont bonnes si les compagnies aériennes continuent à opérer.
Même si les opérateurs avaient l’habitude se concentrer sur les circuits standards proposés aux touristes internationaux, ils ont été contraints de réadapter également leur stratégie par rapport à une clientèle locale, en misant par exemple sur le tourisme de proximité qui est devenu très prisé à Analamanga. « Même si Nosy-Be est réputée comme étant une destination plus chère par rapport aux autres, nous ciblons les touristes nationaux. Presque toutes les structures hôtelières proposent des offres pour les nationaux », confie encore Elisabetta Gravellino.
Le ministre Joël Randriamandranto rappelle, pour sa part, que le salon « Tsenaben’ny fizahantany » a été initié pour promouvoir le tourisme national. « Le salon a pris une certaine notoriété. Les opérateurs touristiques se sont adaptés à la demande du tourisme national et ont proposé des offres qui y répondent », se réjouit-il. Le nombre des visiteurs de ce salon était de 4000 lors de sa première édition. Ce chiffre a triplé lors de la cinquième édition, indique le ministre.