Antananarivo, 23 Mai, 16h50 – Christine Razanamahasoa revient à la charge et monte au front. La présidente de l’Assemblée nationale dénonce un « acte terroriste et d’intimidation » à son encontre et promet de pas faire machine arrière. Elle a fait une annonce à la presse concernant la perte de certains objets à son domicile, mardi à Tsimbazaza. « Ce n’est pas du cinéma. C’est une réalité (…) Je sais de qui ça vient mais je ne vous dirai pas qui », lance la présidente de la Chambre basse. « Je ne vous fournirai pas d’autres détails », poursuit-elle, évoquant une « intrusion » à son domicile le 20 Mai.
Christine Razanamasoa croit « savoir d’où ça vient [« acte terroriste et intimidation (…) derrière l’intrusion et le vol d’objets à son domicile] ». « Mais je ne cèderai pas à l’intimidation (…) en tant que responsable d’une institution, citoyenne, avec des devoirs envers le pays », prévient celle qui a été élue par ses pairs à la tête de l’Assemblée nationale.
La présidente de la Chambre basse ne souhaite pas répondre à la question selon laquelle il pourrait s’agir d’un acte politique. « Je pèse mes mots. Tout ce que je dis sera interprété. J’assume mes responsabilités », assure-t-elle.
L’équipe de communication de Christine Razanamahasoa avait évoqué l’existence d’une « intrusion » au domicile de cette dernière le 20 Mai. Le communiqué avait fait part de la perte d’un téléphone portable, avec des données personnelles, d’un ordinateur et d’un sac contenant de l’argent derrière ce qu’il considère comme un « acte malveillant ». « Les cambrioleurs semblaient savoir ce qu’ils cherchaient », avait-il précisé.
La présidente de l’Assemblée nationale remercie les responsables de la Gendarmerie et ceux de la Police sur l’ouverture d’une enquête relative à l’intrusion chez elle. Pour l’instant, aucune information ne filtre au niveau des enquêteurs.
