INFRASTRUCTURES – De nouveaux engagements dans le transport ferroviaire, les ports et les aéroports en discussion, annonce la Banque mondiale

De nouveaux engagements sont en discussion entre l’Etat malgache et la Banque mondiale. Si le réseau routier constitue historiquement le gros du portefeuille de cette institution financière, ces engagements porteront sur le transport ferroviaire, les ports ainsi que les aéroports. C’est le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, qui en avait fait part lors des Assises sur la relance économique, la semaine dernière.

Les projets que la Banque mondiale va appuyer porteront sur la construction d’ouvrages de transport durables. L’institution entend soutenir des outils au service de la performance économique, précise Atou Seck. “Il ne s’agit pas seulement de bâtir des infrastructures, mais de s’assurer d’obtenir le maximum de retour sur investissement afin que le secteur privé puisse les utiliser et prospérer”, lance-t-il.

Mobilisation collective

Le besoin en infrastructures reste d’ailleurs immense pour Madagascar, expose-t-il. C’est pourquoi le déficit ne pourra être comblé sans un programme ambitieux d’investissement, appuyé par une forte mobilisation des financements publics et privés, poursuit Atou Seck.

L’ampleur des défis dans les secteurs des transports, qu’ils soient routiers, ferroviaires ou aériens, dépasse les seules capacités du budget de l’État et des aides des bailleurs de fonds. Le représentant de la Banque mondiale insiste alors qu’une mobilisation collective est impérative. La solution réside alors dans un modèle de société nationale inclusive, unissant le public et le privé.

Cette approche collaborative est la clé pour lancer des chantiers d’envergure permettant d’avoir des programmes ambitieux où tous les acteurs vont se donner la main, explique-t-il. Atou Seck insiste toutefois que les investissements physiques, à elles seules, ne suffisent pas. Ces investissements doivent aller de pair avec les réformes, soutient-il.