Antananarivo, 19 Mars, 9h55 – Les industriels livrent leur constat. Les membres du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ont fait remarquer à la Banque mondiale “la détérioration rapide” des routes que celle-ci finance. La question sur la qualité des infrastructures réalisées sous financement de cette institution de Bretton Woods avait été soulevée lors de la rencontre entre son équipe et les acteurs du secteur privé, mardi.
Cette rencontre entre les deux parties consistait à présenter les projets du gouvernement malgache financés par la Banque mondiale, notamment dans les domaines des infrastructures routières, du transport et de l’énergie. Elle avait donc permis à cette institution financière de recueillir les attentes et observations du secteur privé concernant ses financements.
Dans son compte rendu, le SIM souligne que “les résultats observés sur le terrain ne sont pas à la hauteur des attentes”. Et ce, “bien que les procédures d’appel d’offres de la Banque Mondiale soient parmi les plus rigoureuses”, soutient le syndicat. Le syndicat insiste alors “sur la nécessité d’une évaluation approfondie des procédés de mise en œuvre afin d’identifier les axes d’amélioration et de garantir la durabilité des infrastructures”, rapporte-t-il.
A part l’absence d’entretien régulier, la surcharge est aussi l’une des causes principales soulevées durant la réunion comme conduisant à la détérioration rapide de ces infrastructures. Le non-respect des limites de charges conduit notamment à la détérioration rapide des routes nationales.
Lors de la présentation de la dernière Note de conjoncture économique de Madagascar, le responsable des opérations au pays de la Banque mondiale, Atou Seck, avait présenté les projets routiers financés par la Banque mondiale. Certains sont en construction et ceux qui sont en préparation, avait-il indiqué.
Dans le Nord du pays, la Banque mondiale finance la réhabilitation d’une partie de la RN6 et de la RN31. A l’Ouest, elle finance des travaux pour la RN4. A l’Est, elle alloue des financements pour la RN44, une portion de la RN2 ou encore de la RN5. Au Sud de la Grande île, la Banque mondiale finance la construction de la RN10 qui reliera Ambovombe-Andranovory, ainsi que la RN7 et la RNT12A, avait-il détaillé.
“Tous ces projets nécessitent la mobilisation de beaucoup de ressources et les routes présentent le plus gros volume de notre portefeuille”, avait souligné Atou Seck. “Ça prend du temps de faire les routes mais nous gardons espoir que lorsque tous ces investissements auront été livrés, nous allons avoir une meilleure situation”, a-t-il déclaré durant la présentation de la Note de conjoncture économique de Madagascar.
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