INSECURITE ALIMENTAIRE – Amnesty International exhorte les pays ayant le plus contribué au changement climatique à fournir une aide financière aux populations du Sud de Madagascar
Antananarivo, 27 Octobre, 10h17 – Amnesty International hausse à nouveau le ton sur la situation dans le Sud Madagascar. A la veille de l’ouverture de la 26ème conférence des parties (COP 26) sur le changement climatique, l’organisation de défense des droits de l’homme « demande à la communauté internationale de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour faire face à la crise climatique et protéger les populations des pays comme Madagascar qui sont fortement menacés par les effets du changement climatique ».
Amnesty International exhorte la communauté internationale à « apporter à la population de Madagascar touchée par la sécheresse une aide humanitaire accrue et des fonds supplémentaires pour les pertes et préjudices subis ». Mais elle appelle surtout « les pays qui ont le plus contribué au changement climatique et ceux qui ont le plus de ressources disponibles à fournir une aide financière et technique supplémentaire ». L’objectif, martèle l’organisation, est « d’aider les personnes à Madagascar à mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique, notamment aux épisodes de sécheresse de plus en plus longs et intenses ».
Dans un rapport publié ce mercredi, intitulé « Il sera trop tard pour nous aider quand nous serons morts », Amnesty International « expose les conséquences de la sécheresse sur l’exercice des droits humains pour les Malgaches qui vivent dans la région du Grand Sud ». Elle évoque « une sécheresse d’une ampleur catastrophique » qui met un million de personnes habitant dans la zone « en butte à des violations de leurs droits à la vie, à la santé, à la nourriture et à l’eau ». Elle évoque « des gens morts de faim » même si elle reconnaît qu’il « n’existe pas de statistiques officielles sur les morts dues à la sécheresse ».