Antananarivo, 2 Novembre, 12h05 – « Mahakama Ho An’Ny Atsimo », en français signifie « Des Vivres Pour Le Sud ». Et comme son nom l’indique, il s’agit d’envoyer, d’acheminer et de distribuer des vivres pour les habitants du Sud actuellement victimes de l’insécurité alimentaire. L’opération a été officiellement lancée ce lundi lors de la cérémonie de signature de la convention de partenariat entre l’ONG Bovima et la Banque alimentaire de Madagascar BAM, initiatrices du projet avec l’Office national de nutrition (ONN) au siège du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) à Antanimora.
Les premiers dons mobilisés par l’ONG Bovima et par la Banque alimentaire vont permettre de distribuer 3 675 000 repas pour 35 000 bénéficiaires. Ils sont constitués de 250 tonnes de farine améliorée produite localement par Agrikoba, 100 tonnes de maïs concassé, 82 tonnes de céréales et de légumineuses, environ 12 tonnes d’huile alimentaire, mais aussi de 30 citernes de 500 litres.
Les premiers convois quitteront la capitale cette semaine. Avec le fort déficit pluviométrique qui a sévi cette année dans les régions d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo Andrefana, plus de 90% des récoltes ont été perdues. Selon le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) publié en Avril, « au moins 1 620 000 personnes se trouvent en situation d’insécurité alimentaire. Plus de 550 000 d’entre elles sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë sévère, dont 27 000 en phase d’urgence ».
« Les habitants de l’Anosy et de l’Androy ont plus que jamais besoin que nous leur tendions la main », appelle Danil Ismaël, Président de l’ONG Bovima. « Ceci signifie qu’il faut leur apporter en urgence le maximum de vivres qui leur permettront de se nourrir afin de pouvoir continuer à produire, mais aussi les aider à s’approvisionner en eau pour la consommation des ménages, l’abreuvage du bétail et l’agriculture », poursuit-il.
Moumini Ouedraogo, représentant et directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), une des parties prenantes de la Banque alimentaire de Madagascar, de son côté, estime qu’il « faut intervenir rapidement pour éviter que la situation ne s’aggrave et pour éviter que davantage de familles ne tombent dans la phase de crise ou d’urgence jusqu’à l’arrivée des prochaines récoltes ».