INSÉCURITÉ – La gendarmerie annonce le décès d’un présumé bandit lors d’une fusillade à Antsahafilo-Ambohidratrimo dans le cadre de ses enquêtes sur le multiple meurtre d’Ambolotarakely-Ankazobe
Antananarivo, 2 Août, 15h48 – Un premier décès parmi les suspects dans l’affaire Ambolotarakely – Ankazobe. Un présumé bandit est annoncé décédé, abattu par les gendarmes, lors d’une fusillade survenue à Antsahafilo, district d’Ambohidratrimo. Le défunt est présenté par la gendarmerie comme celui qui a hébergé le présumé chef des 15 assaillants ayant attaqué le village d’Ambohitriniandriana dans la commune rurale d’Ambolotarakely.
Selon le récit rapporté par la gendarmerie, ils étaient « quatre suspects à s’être réfugiés dans une grotte. Dès qu’ils ont aperçu les gendarmes, ils se sont enfuis. Une fusillade s’en est suivie ». Et c’est durant ce que les gendarmes qualifient « d’échanges de tirs » entre les gendarmes que le présumé bandit est tombé. A en croire le communiqué de la gendarmerie, ces trois autres compagnons ont réussi à s’enfuir et sont encore en train d’être poursuivis. La gendarmerie indique également avoir découvert des munitions, des gri gri et des amulettes dans la grotte où ces hommes se sont cachés.
Selon les informations de la gendarmerie, cinq personnes ont déjà été arrêtées après le multiple meurtre survenu à Ambohitriniandriana Ambolotarakely. Ces individus sont considérés comme des complices du cerveau de l’attaque auquel les enquêteurs ont déjà mis un nom. Ils ont soit approvisionné la bande, soit hébergé ses membres. Ce sont eux qui ont dénoncé le présumé auteur principal, indique encore la gendarmerie.
Vendredi, 32 personnes sont décédées dans l’incendie criminel de deux maisons dans le village d’Ambohitriniandriana. La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) soupçonne un acte de vengeance suite à un litige foncier. Le ministre de la Défense nationale avait évoqué la possibilité de représailles contre les habitants du village qui avaient apporté leur appui à l’armée lors d’une opération anti-dahalo menée dans la région.
Photo d’illustration : Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH)