INSÉCURITÉ – Une trentaine d’individus meurent calcinés dans la commune d’Ambolotarakely, district d’Ankazobe, les Forces armées mobilisées pour rétablir l’ordre public dans la localité
Antananarivo, 30 Juillet, 8h33 – « C’est inacceptable ». Le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, a formellement transmis l’ordre de « pourchasser » ceux qui ont été à l’origine de la mort d’une trentaine de personnes dans la commune d’Ambolotarakely, district d’Ankazobe ce samedi matin. « Les images sont horribles à voir », indique-t-il, rapportant des « décès d’enfants, de femmes et d’hommes, brûlés vifs par des ‘dahalo’ ».
« Nous ne pouvons pas accepter ce banditisme violent, nous devons rattraper ces ‘dahalo’ dans les plus brefs délais », poursuit-il. A l’entendre, il devrait se déplacer sur place en compagnie des différents hauts responsables des Forces armées, ce samedi. Un centre opérationnel a été mis en place dans la salle de commandement de la zone de défense et de sécurité de l’Ikopa.
C’est ce centre qui se chargera de la coordination des opérations menées à Ankazobe pour le « rétablissement de l’ordre public » et « la poursuite des personnes insensées qui ont perpétré ce multiple assassinat », précise un communiqué du ministère de la Défense nationale. « Les différentes forces au sein de l’Armée et de la Gendarmerie sont mobilisées dans le cadre de l’opération », poursuit encore le ministère.
A en croire les informations publiées de samedi matin par le département de la Défense nationale, le crime a été commis par d’anciens habitants du village où « quelques maisons ont été incendiées avec leurs occupants ». Bien que des forces de l’ordre aient essayé de les sauver, beaucoup sont décédés dans le drame, raconte le ministère. De nombreuses autres personnes, blessées, ont été évacuées en centre hospitalier, rapporte-t-il également.