Antananarivo, 26 Février, 14h55 – « Après avoir réalisé d’importants progrès, et après mûre réflexion, j’ai décidé de me consacrer à de nouveaux défis ». La déclaration est de David Malpass, l’actuel président de la Banque mondiale qui a fait part, il y a quelques jours, au Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods de son intention de quitter ses fonctions d’ici la fin de l’exercice budgétaire en cours, le 30 juin. David Malpass comptera ainsi plus de quatre années à la tête de cette institution.
La Banque mondiale dresse un bilan plutôt positif du mandat de son président. David Malpass « s’est attaché à renforcer les politiques destinées à accélérer la croissance économique, réduire la pauvreté, améliorer le niveau de vie des individus et alléger le fardeau de la dette publique des pays », note cette institution financière dans un communiqué annonçant cette décision.
C’est sous sa direction que le Groupe de la Banque mondiale a entre autres effectué la mobilisation de financements records en réponse à la pandémie et à la suite de la guerre en Ukraine. On peut également parler des augmentations de capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (SFI) ou encore le lancement du Plan d’action sur le changement climatique.
David Malpass a également multiplié les rencontres avec les dirigeants du monde entier. Il s’est déplacé à Madagascar au mois d’avril 2019 pour s’entretenir avec les hautes autorités malgaches et pour discuter avec les parties prenantes sur le programme de développement, dont particulièrement sur les secteurs de l’énergie, de l’eau et des infrastructures.
Le président de la Banque mondiale et la président de la République Andry Rajoelina se sont également entretenus dans le cadre d’une réunion de haut niveau à Washington au mois d’avril 2022. Une occasion saisie par David Malpass pour insister auprès du chef de l’Etat malgache sur la nécessité pour Madagascar de diversifier son mix énergétique et de l’interpeller sur l’importance de diversifier l’agriculture et la nutrition, afin de réduire le taux de retard de croissance sévère déjà enregistré.
