INTEMPERIES – Plus de 300 personnes déplacées dans l’Avaradrano après trois ruptures de digue longeant la rivière Imamba, selon le BNGRC

Antananarivo, 15 Mars, 14h00 – Il était 3h du matin vendredi quand l’alerte a été donnée dans l’Avaradrano. “Les eaux sont arrivées jusque chez les gens”, rapporte le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Ceux-ci ont dû quitter leur domicile en catastrophe pour éviter d’éventuels drames. Ceux qui étaient bloqués et pris au piège par les eaux ont dû être évacués par les secours. Le Corps de protection civile (CPC) et le Corps des sapeurs-pompiers d’Antananarivo (CSPA) ont dû sortir les vedettes pour les emmener hors de chez eux. Les opérations ont été coordonnées par le BNGRC, la présidence de la République et les fokontany, poursuit le BNGRC.

 

 

En tout, ce sont 29 familles composées de 109 personnes à avoir été déplacées à Ankadikely Ilafy, et 48 ménages composés de 216 personnes à avoir été déplacées à Sabotsy Namehana. Les “sinistrés” des quartiers de Botona, Tsarafara Ambohidrano ont été envoyés dans les locaux de l’école primaire publique (EPP) de Tsarafara, tandis que ceux d’Ankadikely Ilafy s’abritent provisoirement 25 personnes ont néanmoins préféré rester chez elles, craignant pour la sécurité de leurs biens, indique encore le BNGRC.

 

 

Les familles déplacées ont jusqu’à ce dimanche pour rester dans les locaux des EPP où elles ont été provisoirement accueillis. Mais dès lundi, elles devraient rejoindre les tentes qui seront dressés sur les terrains vagues des communes si elles ne peuvent pas encore rentrer chez elles.

 

 

Selon le BNGRC, les inondations survenues dans ces localités de l’Avaradrano ont été dues à la rupture de trois digues de la rivière Imamba dans la nuit de jeudi à vendredi en raison des fortes pluies enregistrées dans la région. La Circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale (CIRGN) d’Antananarivo qui indique “descendre vérifier le niveau des eaux et son évolution trois fois par jour” parle également d’un niveau élevé de la rivière Imamba pour expliquer les inondations.

Photo ,: BNGRC