INVESTISSEMENTS – Le Groupement des entreprises franches et partenaires chez le ministre en charge de l’Industrialisation pour réclamer des allègements et des simplifications techniques et administratifs

Antananarivo, 9 Mars, 9h10 – Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) transmet ses désidératas à son ministre de tutelle. Une rencontre des dirigeants du groupement avec le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy, a eu lieu mardi dans les locaux du ministère. « Le groupement a soumis quelques points réclamant des allègements, simplifications et améliorations techniques et administratifs », rapporte le ministère dans un communiqué. A en croire le communiqué du ministère, « le ministre a fait part de la volonté du ministère de soutenir les entreprises franches de manière à leur permettre de promouvoir leur secteur ».

La semaine dernière, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) dont le GEFP est membre a réitéré sa détermination à renégocier surtout les dispositions fiscales nouvellement fixées pour les zones et entreprises franches. Thierry Rajaona a même indiqué vouloir « exiger » le retour des avantages fiscaux à leur stade initial. « Nous le revendiquons et nous allons nous battre pour le retour de ces avantages à son format initial dans la Loi de finance rectificative 2022 », avait-il indiqué à l’issue de l’Assemblée générale du GEM.

Le président du GEM avait expliqué les initiatives du secteur privé par la nécessité pour Madagascar d’améliorer le climat des affaires afin d’encourager les investissements dans le pays. Il avait notamment cité le cas de l’Ethiopie dont les liens avec les Etats-Unis ont été coupés. « C’est l’occasion ou jamais de récupérer ces marchés pour Madagascar », explique-t-il. « Mais les investisseurs ne viendront pas avec cette nouvelle loi fiscale sur les ZEF », avait-il prévenu.

Le ministère de l’Economie et des finances avait indiqué avoir « réaménagé » les avantages fiscaux pour les ZEF, afin de « lutter contre certaines pratiques du milieu qui ressemble à de l’évasion fiscale ». Durant une séance d’information organisée en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) la semaine dernière, la direction générale des impôts avait affirmé sa décision d’appliquer cette loi. « Cette loi concerne notamment toutes les entreprises nouvellement créées en 2022 », avait précisé la DGI.

Photo : Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation