JUSTICE – Deux anciens DG de la Jirama condamnés à 10 ans de travaux forcés

Antananarivo, 14 Mai, 20h35 – De lourdes peines pour deux anciens dirigeants de la Jirama. Vonjy Andriamanga et Rivo Radanielina, respectivement, ancien directeur général et ancien directeur général par intérim de cette société d’Etat, écopent tous deux de dix ans de travaux forcés assortis d’une amende de 40 millions d’ariary, d’après Alain Raondry, avocat d’un des prévenus et bâtonnier présent au procès. Angelsa Zasy, directrice générale adjointe de la société au moment des faits, a également écopé de la même peine. Aucun d’entre eux n’était présent à l’audience. Le procès marathon d’une quarantaine d’employés de la Jirama a débuté lundi et s’est terminé ce mardi au niveau de la cour criminelle du pôle anti-corruption d’Antananarivo.

Ces responsables sont notamment condamnés d’abus de fonction, de détournement de denier public et de blanchiment d’argent. Outre les peines de prison et de travaux forcés, tous les condamnés sont également condamnés à payer 2,5 milliards d’ariary conjointement et solidairement à la Jirama en guise de dommages et intérêts. Les comptes bancaires des condamnés sont également saisis. La Cour a ordonné leur saisie par l’Agence de recouvrement des avoirs illicite (Arai).

Les condamnations sont diverses pour les autres personnes qui ont comparu dans le cadre de cette affaire. A noter qu’ils étaient 48 à avoir été appelés à comparaître devant la Cour. La majorité sont condamnés pour avoir été bénéficiaires de détournement tandis que d’autres ont été relaxés.

L’affaire des primes exceptionnelles au sein de la Jirama avait éclaté à la fin de l’année 2021. Le document qui montrait les primes exceptionnelles versées à des hauts responsables de la Jirama avait fuité sur les réseaux sociaux. Les primes allaient de 40 millions jusqu’à 180 millions d’ariary. A cela s’ajoute l’affaire du non-respect des règles de passation de marchés publics à travers l’acquisition de véhicules sans appel d’offres et sans l’aval du conseil d’administration effectué par des hauts responsables de la Jirama. La Bianco s’est saisie de l’affaire et en 2022, ce sont 40 anciens hauts responsables de la Jirama qui ont été traduits devant le parquet du PAC ayant conduit à la détention préventive de plusieurs hauts responsables et l’émission d’avis de recherche contre d’autres.

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