JUSTICE – La HCC prévoit un verdict sur la requête aux fins d’invalidation de la candidature de Andry Rajoelina à l’élection présidentielle de 2018 avant la prochaine élection
Antananarivo, 26 Juillet, 15h00 – “Nous examinons actuellement la requête”. Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), indique où en est l’institution qu’il dirige par rapport à une requête aux fins d’invalidation de la candidature de Andry Rajoelina à l’élection présidentielle de 2018. Cette requête avait été déposée plus tôt ce mois par l’avocat de Fanirisoa Ernaivo, magistrate actuellement en exil en France, également candidate à la présidentielle de 2018.
Le numéro Un de la Cour d’Ambohidahy ne donne pourtant pas plus de détails. “Pour l’instant je ne peux pas encore m’exprimer concernant cela car la HCC est une cour de justice et je ne peux pas me déclarer tout seul”, indique-t-il à la presse en marge d’une rencontre avec la délégation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en mission à Madagascar ce mardi. Il souligne toutefois qu’une « décision sera prise » et que « cette décision sortira avant la tenue des prochaines élections », ajoute-t-il, s’excusant de ne pas pouvoir en dire davantage.
La requête étant basée sur la contestation de la nationalité malgache de l’actuel président de la République, le président de la HCC rappelle que les affaires de nationalité ne relèvent pas de son organe. « C’est le tribunal civil qui octroie ou non la nationalité et si le tribunal civil n’octroie pas la certificat de nationalité à un tel, ce dernier a le droit de se plaindre auprès du ministre de la Justice », explique-t-il.
Florent Rakotoarisoa soulève que la HCC s’intéresse uniquement aux dossiers de candidature des candidats. “Ici à la HCC, comme la loi et la constitution l’indiquent, nous étudions les dossiers de candidature (…) Nous vérifions si la personne a bien résidé à Madagascar durant les six derniers mois et si elle dispose de la nationalité malgache et a payé ses impôts », explique-t-il. “Si il y a des gens qui sont contre la candidature d’un tel ou d’un tel ou pensent qu’un tel ne doit pas se présenter, il doit apporter des preuves, la HCC les analysera puis prendra une décision”, conclut-il.