JUSTICE – La présidence de la Refondation annonce des poursuites contre les abus et les dérives dans l’exercice de la liberté d’expression

Antananarivo, 8 Janvier, 10h55 – “Il est temps de mettre fin à ces pratiques déviantes et d’appliquer les mesures prévues par les lois”. La direction de la communication de la présidence de la Refondation de la République tape du poing sur la table. Elle annonce que “des poursuites judiciaires sont en cours contre tous ceux qui ont dépassé les bornes” dans l’exercice de la liberté d’expression. L’objectif est de s’assurer “que la liberté de parole et la liberté d’expression s’exercent dans l’intérêt général”, souligne un communiqué publié ce mercredi et signé par le directeur de la communication de la présidence, Harry Laurent Rahajason.
 
Dans son communiqué, la direction de la communication de la présidence regrette que “certaines personnes résidant au pays ou vivant à l’étranger, ainsi que des comptes et des pages sur les réseaux sociaux, profitent de la liberté d’expression et vont jusqu’à proférer des insultes, à piétiner la dignité humaine et à inciter à la haine contre certains hauts dignitaires du pays”. Or, “tout cela constitue des infractions prévues par la loi sur la lutte contre la cybercriminalité et la loi sur la communication médiatisée”, poursuit-elle, ajoutant que “toute injure, incitation à la haine et atteinte à l’honneur d’un haut dirigeant du pays sont considérées comme atteignant l’institution dont celui-ci a la charge”.
 
Lors de son livestream diffusé sur Facebook samedi, la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo avait déjà rappelé que si la diffamation et les injures ne sont pas passibles de prison, elles restent des délits passibles d’amendes pénales.
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