Antananarivo, 27 Avril, 18h55 – La direction territoriale du Bureau indépendant de lutte anti-corruption (Bianco) à Mahajanga s’intéresse à Ahmad Ahmad. « Je vous prie Monsieur Ahmad Ahmad, ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), de vous présenter au Bureau indépendant de lutte anti-corruption, sis à Mahajanga-Be (…) le 2 mai (…) pour être auditionné en qualité de personne soupçonnée dans une affaire d’abus de fonction », selon la convocation en date du 26 Avril.
Le principal intéressé confirme avoir reçu la convocation et affiche la sérénité. « Je l’ai reçue à mon retour de pèlerinage », confie-t-il jeudi. L’ancien membre du gouvernement parle d’une affaire opposant deux élus à Soalala dans ce dossier. « J’ai été sollicité pour investir dans cette région », poursuit-il.
Ahmad Ahmad ne cache pas son étonnement quant à la tournure de l’investigation menée par le Bianco. « La convocation me cite en qualité de suspect alors que la personne qui m’a remis le document me parle d’une convocation en tant que témoin dans le bras de fer opposant un maire et un député », note-t-il.
L’ancien sénateur soulève également la missive qui le mentionne en tant qu’ancien président de la CAF. « Qu’est-ce que ma fonction en tant qu’ancien président de la CAF a à avoir dans cette affaire ? », se demande-t-il avant de s’interroger sur la compétence du Bianco pour l’auditionner en tant que tel. « Et pourquoi ne pas me convoquer en tant qu’ancien parlementaire ou ancien ministre ? », ajoute-t-il, soupçonnant une « velléité de dénigrement » derrière la démarche.
