JUSTICE – Le conseil des ministres décide d’octroyer des indemnités à tous les agents impliqués dans les opérations de distribution massive d’acte de naissance et de carte d’identité nationale
Antananarivo, 15 Septembre, 6h30 – Ils seront 29.850 agents publics à être impliqués dans la réalisation de la campagne d’enregistrement rétroactif des naissances que l’Etat entreprend depuis le 1er Septembre. Ils seront tous indemnisés annonce le Conseil des ministres mercredi. Celui-ci évoque l’éloignement et les difficultés d’accès aux localités où les opérations seront menées pour expliquer la décision d’octroyer des indemnités aux différents agents.
Plus tôt face à la presse mercredi, le ministère de la Justice a promis d’apporter les moyens nécessaires pour la réalisation des audiences foraines destinées à la délivrance des jugements supplétifs d’acte de naissance face à l’hésitation des magistrats à participer aux opérations. Le ministre a promis de voir « les avantages, les moyens et les indemnités dans la réalisation des opérations ».
Pour rassurer les magistrats, le ministre de la Justice, François Rakotozafy, a également insisté sur l’absence de visées politiques derrière la campagne. Dans une vidéo diffusée par le ministère de la Justice, il insiste que la confection de carte nationale d’identité en vue des élections n’est pas la seule utilité des actes de naissance. Il parle également de la nécessité d’en avoir pour s’inscrire à l’école, pour remplir les dossiers utiles à l’embauche ou pour obtenir le passeport.
Vendredi, les magistrats syndiqués ont annoncé la suspension de leur participation à la campagne. Ils avaient mis en avant la nécessité de revoir certains points relatifs à la mise en oeuvre de l’opération. Outre les inquiétudes sur d’éventuelles irrégularités qui peuvent survenir, ils ont également mis en avant les possibilités de retarder les dossiers en cours vu le nombre de magistrats qui seront mobilisés pour l’opération.
Pour cette opération lancée le 1er Septembre, l’Etat envisage d’octroyer des actes de naissance et des cartes nationales d’identité à 3 millions de personnes qui n’en sont pas dotées. Un budget additionnel de 16,4 milliards d’ariary a été attribué au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation pour mener cette campagne. Selon la loi de finances rectificative, celle-ci est menée en vue de la préparation des futures échéances électorales.