JUSTICE – Trois agents de fokontany interpellés par la gendarmerie à Vohémar à la suite d’un vindicte populaire lié à l’application d’un « dina » non homologué par le tribunal

Antananarivo, 25 Août, 14h55 – Les enquêtes sont ouvertes à Vohémar. Trois personnes employées dans le fokontany d’Ankapila, commune d’Antsirabe Nord, ont été interpellées par la gendarmerie. Selon les explications du capitaine Raymond Zaidou Donatien, commandant de groupement de Vohémar, ces trois agents sont soupçonnés d’avoir « entrainé les habitants de la localité à appliquer un vindicte populaire sur une femme suspectée de vol ». Ces personnes interpellées font actuellement l’objet d’une enquête et leur dossier devrait ensuite être transmis au parquet, explique le responsable.
A en croire notre source, quatre personnes sont soupçonnées d’avoir initié le « dina », une forme de convention villageoise pour lutter contre les infractions, mais « l’un d’entre eux est encore recherché ». Enduire de piments les personnes accusées de vol fait partie des sanctions prévues par le dina lancé par les quatre suspects, sauf que la mesure n’a pas été homologuée comme un « dinam-paritra » par le tribunal, poursuit encore notre source. Celle-ci indique avoir pris connaissance de la situation via les réseaux sociaux.
Par ailleurs, les habitants du fokontany d’Ankapila ont eu droit à une séance de sensibilisation sur les lois en vigueurs, indique encore le responsable. Le but est de leur apprendre « que cet acte de barbarie est contraire à la loi », souligne notre interlocuteur. La femme qui avait été ointe de piment ainsi que la personne qui l’a accusée de vols sont également interrogées par les gendarmes.
Photo : Mcdelano Njeva Zoralianho