Antananarivo, 12 Août, 11h45 – Une recommandation à l’endroit de l’Autorité monétaire. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) devrait accompagner les grands projets structurants et transformateurs à travers la création des incitations de financement plus souples, suggère la Banque africaine de développement (BAD).
Ces incitations de financements à des conditions plus souples peuvent s’opérer à travers des facilités de refinancement. Elles peuvent aussi se faire par une baisse des taux d’intérêt ou encore par des lignes de crédit spécifiques, recommande la BAD dans son rapport pays 2024 sur la Grande île. Cette institution africaine met en avant dans ce document la réforme de l’architecture financière mondiale pour la transformation de Madagascar.
Comme exposé dans ce rapport, les Investissements directs étrangers et de portefeuille ont baissé de 18,5% pour Madagascar, passant de 314 millions de dollars en 2022 à 256 millions de dollars en 2023. Cette baisse pourrait être liée, en partie, à la morosité de l’activité économique mondiale, combinée au resserrement des conditions financières internationales. Ce qui réduirait les capacités des investisseurs à mobiliser des financements pour investir à Madagascar, soutient la BAD.
Les besoins de financement annuels pour accélérer la transformation structurelle à Madagascar sont estimés à 7,27 milliards de dollars par an jusqu’en 2030, selon le scénario des Objectifs de développement durable (ODD). Ils sont estimés à 1,27 milliard de dollars par an jusqu’en 2063, selon le scénario de l’Agenda de l’Union africaine. Le déficit de financement annuel est ainsi estimé à 7,18 milliards de dollars, soit 40,6% du PIB pour l’horizon 2030. Il est à 1,26 milliard de dollars, l’équivalent de 7,1% du PIB, pour l’horizon 2063, avance la BAD.
