La Ceni appelle les parties prenantes « à laisser le peuple souverain à faire son choix le 9 novembre »

Antananarivo, 6 Octobre, 15h54 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) continue ses activités malgré la situation politique du pays. Son président Retaf Arsène Andrianarisedo Dama évoque la nécessité de tenir l’élection présidentielle à la date du 9 novembre comme prévu. « Quand vous aurez fini de vous exprimer, laissons le peuple souverain exprimer son choix le 9 novembre », déclare-t-il à la presse à l’issue du quatrième dialogue national organisé ce vendredi au siège de la Ceni.

Pour le président de la Ceni qui affirme respecter la liberté d’expression de tout un chacun, il faut « aplanir les divergences de vue par le vote ». Il estime que « face aux contradictions qui assaillent la classe politique, il est primordial de laisser le peuple faire son choix et s’exprimer par la voix des urnes ». L’élection, rappelle-t-il dans son discours d’ouverture de la rencontre, est « l’expression de la volonté du peuple ».

Le président de la Ceni affirme d’ailleurs que son organisation « poursuit sans désemparer ses démarches inclusives et transparentes ». Il assure que « en collaboration avec les partenaires techniques et financiers », l’organe de gestion des élections va « déployer tous les efforts pour que les élections puissent se dérouler dans les conditions optimales ».

Pour montrer la volonté de la Ceni d’organiser une élection transparente et inclusive, il rappelle que les rencontres avec les candidats organisées depuis mars sont destinées à « offrir aux parties prenantes l’opportunité d’exprimer leurs inquiétudes et de soumettre leurs recommandations » sur les divers points relatifs aux échéances électorales. Il s’agit aussi, ajoute-t-il, de permettre à la Ceni de présenter les mesures prises pour les sujets qui relèvent de ses compétences.

Le quatrième dialogue national organisé ce vendredi par la Ceni a été boycotté par le collectif des 11 candidats qui a poursuivi ses manifestations. Le candidat Daniela Sendrison Raderanirina a été présent tandis que le président sortant Andry Rajoelina s’est fait représenter. Des représentants du gouvernement ont également participé à la rencontre ainsi que des organisations de la société civile. Alors que les 11 candidats réclament une recomposition de la Ceni, le Premier ministre Christian Ntsay martèle que celle-ci est la seule entité légitime et légale pour conduire des concertations.