La Conférence des évêques de Madagascar assure que « l’Eglise catholique de Madagascar ne bénira jamais la relation d’un couple de même sexe mais octroie la bénédiction aux pécheurs pour leur rédemption »
Antananarivo, 3 Janvier, 15h47 – Une mise au point. La Conférence des évêques de Madagascar publie un communiqué pour expliquer le contenu du fiducia supplicans publié en décembre par le Vatican et évoquant l’autorisation de bénir les couples de même sexe. « L’Église catholique de Madagascar ne bénira jamais la relation d’un couple de même sexe », annonce d’emblée le communiqué de mise au point. « Cela n’est pas prévu dans l’enseignement de l’Eglise catholique, n’a pas été déclaré par le Pape et ne correspond pas à la culture malgache », poursuit encore le communiqué.
Dans leur déclaration, les évêques malgaches mettent en avant la différence entre la bénédiction d’un mariage chrétien et la bénédiction hors-liturgie des personnes qui en font la demande. Ils soulignent, entre autres, que « l’Eglise ne bénit pas un péché mais peut octroyer la bénédiction de Dieu aux pêcheurs pour qu’ils en viennent à la rédemption ». « Il ne s’agit nullement d’accepter l’union de personnes de même sexe », martèlent-ils encore.
Le communiqué rappelle alors que l’esprit du document « Fiducia supplicans » tend dans « la miséricorde, l’ouverture, la proximité de l’Église avec les fidèles et la non-exclusion ». Ils donnent notamment les divers exemples inscrits dans le nouveau testament dans lequel le Christ a tendu la main à diverses personnalités rejetées à l’époque par la communauté, en particulier les chefs religieux.
Dans la foulée de leur déclaration, les évêques malgaches invitent les chrétiens catholiques à ne pas céder à la colère face aux attaques et calomnies. Ils les encouragent plutôt à approfondir davantage le fondement de la foi et de l’enseignement de l’Eglise. Ils en appellent également aux prêtres à « agir comme le Christ, avec vigilance et amour ». « Les personnes vulnérables ont besoin de bergers qui prennent exemple sur Jésus », concluent-ils.