La Haute cour constitutionnelle juge irrecevable la nouvelle requête de Andry Raobelina visant à faire constater un cas de force majeur pour reporter le scrutin

Antananarivo, 25 Octobre, 16h08 – L’élection présidentielle ne sera pas à nouveau reportée pour cas de force majeure. La Haute cour constitutionnelle (HCC) juge irrecevable la nouvelle requête déposée par les avocats de Andry Raobelina, candidat à la présidentielle, ayant pour but de faire constater un nouveau cas de force majeure et ainsi reporter l’élection présidentielle du 16 novembre. Dans sa décision, la Cour d’Ambohidahy laisse entendre que la requête du candidat Andry Raobelina constitue un recours contre la décision qu’elle a déjà rendue le 12 octobre. Elle s’appuie ainsi sur l’article 120 de la Constitution qui prévoit que ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours pour expliquer sa décision de ce mercredi.
Dans son arrêt, la HCC fait référence à sa précédente décision et rappelle que “la blessure d’un candidat ne peut constituer un cas de force majeure”. Selon la Haute cour, l’opération chirurgicale du candidat Andry Raobelina à l’île Maurice est le prolongement de son traitement médico-chirurgical, “ne constitue pas un fait nouveau et peut pas être considérée comme un cas de force majeure »..
Dans leur requête, les avocats du candidat Andry Raobelina ont soulevé que le candidat n’est actuellement pas en mesure de participer pleinement au processus électoral dans la mesure où il suit des traitements à l’île Maurice consécutivement à sa blessure à l’œil contracté lors de la manifestation du 02 octobre. Ils se sont basés sur un certificat médical interdisant à ce dernier de voyager en avion pendant 30 jours pour évoquer le cas de force majeure.
La première décision de la HCC concernant la première requête du candidat Raobelina avait indiqué que l’absence du candidat Andry Raobelina consécutive à sa blessure, lors de sa campagne électorale “n’est pas un cas de force majeure”. Que le candidat “s’est délibérément exposé à un risque certain » en participant « de son plein gré à une manifestation sans autorisation ». Bien que la Cour ait reporté d’une semaine l’élection présidentielle suite à cette première requête, elle a clairement précisé que sa décision ne repose nullement sur les blessures du candidat mais plutôt sur son rôle de régulateur du fonctionnement des institutions.