Antananarivo, 6 Octobre, 7h15 – La Paositra Malagasy (Paoma) peut désormais exercer en tant qu’institution de microfinance (IMF) et d’établissement de monnaie électronique (EME). La Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) lui a accordé l’agrément pour les activités d’octroi de microcrédits, de distribution de monnaie électronique et d’offres de services financiers au mois de septembre. C’est ce qu’a confié le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028.
Avec son autonomie financière et de gestion, et ses 250 agences répartis sur tout le territoire malgache, la Paoma entame ainsi sa transformation qui conduira à la création d’une banque postale. Il est souligné dans ce document que ce réseau d’agences « restera un relais important pour offrir des services diversifiés à la population et constituera un véritable levier pour l’inclusion financière de la population malgache ».
La Paoma entend développer des activités au-delà des activités postales. L’Etat, à travers le MNDPT, s’est d’ailleurs fixé comme objectif de déployer la Banque postale dans 28 agences de la Paoma qui sont dans les grandes villes pour cette année 2023, pour couvrir l’ensemble des 250 agences de la poste vers la fin de l’année 2024.
Le MNDPT avait déjà soulevé la nécessité d’un changement organisationnel pour la gestion du capital humain de la Paositra Malagasy dans ce projet. C’est également le cas pour les formations qui devaient être dispensées aux agents de la poste qui seront redéployés dans la Banque postale.
Le Gouvernement avait déjà approuvé en Conseil des ministres le business model de la Banque postale en avril de cette année. Il avait été indiqué à l’époque que la Paoma est actionnaire à 65% de sa filiale. Les 35% restant des actions sont détenues par la Société nationale de participations (Sonapar).
