“A ce que l’on sait, il s’agit bien de botulisme”. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, est formel. A l’entendre, les dizaines de décès survenus en juin 2025 suite à une ingestion d’aliments contaminés à Ambohimalaza ont été causés par du botulisme. S’appuyant sur les résultats des consultations effectuées par des médecins russes sur l’un des patients encore en vie, le chef de l’Etat souligne au cours de l’émission spéciale diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques que “les personnes concernées avaient été victimes de botulisme”.
Le président de la Refondation indique néanmoins que “des enquêtes doivent encore être menées pour prouver de quel type de botulisme il s’agit”. “Ce que l’on ne sait pas, c’est s’il s’agit d’un botulisme naturel ou d’un botulisme utilisé comme arme biologique”, affirme-t-il. Il indique que des analyses sont encore nécessaires pour déterminer avec exactitude le type de botulisme. Il demande alors que les échantillons qui sont encore conservés dans un laboratoire en France soient transmis aux autorités “pour que nous puissions déterminer de quel type de botulisme ont été victimes les personnes d’Ambohimalaza”.
A entendre le Colonel Michaël Randrianirina, les médecins russes ont déjà été envoyés à Ambohimalaza pour faire ces investigations sur le site du drame, mais “tout avait déjà été nettoyé avec du détergent et les lieux ont été transformés en atelier de couture”, regrette-t-il. Il indique même que les dossiers médicaux de l’une des victimes encore en vie ont aussi été amenés par des gens qui ont dit avoir été envoyés par la présidence.
En 2025, les responsables de l’ancien gouvernement avaient nié que la trentaine de victimes de l’affaire Ambohimalaza aient été victimes de botulisme. Pour eux, les symptômes présentés par les patients et les victimes n’étaient pas ceux de cette maladie. Ils avaient également brandi des résultats d’analyses qui avaient conclu à un empoisonnement au datura et à la belladone. Ils avaient aussi évoqué des conflits familiaux comme mobiles de la thèse qu’ils avaient retenue comme cause des multiples décès.
Photo : Capture d’écran TVM
