Les échanges de frappes se poursuivent entre les Etats-Unis et l’Iran sans signe d’accalmie. Plus de trente civils ont été tués en Iran depuis la reprise des affrontements le 7 juillet, indique le dernier bilan communiqué par les autorités iraniennes. Les opérations militaires, quant à elles, s’étendent à plusieurs régions du Moyen-Orient.
L’armée américaine annonce avoir mené dans la nuit de mercredi à jeudi une nouvelle série de frappes contre des objectifs militaires en Iran, notamment dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud du pays. Washington affirme avoir visé des infrastructures militaires afin de réduire les capacités iraniennes dans le détroit d’Ormuz. Plus tôt mercredi, des frappes avaient également ciblé des sites de défense côtière et des installations de missiles de croisière sur l’île de Greater Tunb.
En Iran, les médias d’État font état de l’activation des systèmes de défense antiaérienne à Téhéran ainsi que d’explosions dans le nord et l’ouest du pays. Les environs de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire iranienne, ainsi que la région d’Iranshahr ont également été visés. L’armée iranienne ajoute que sept de ses militaires ont été tués lors de ces attaques.
Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, attribuées par Washington à Téhéran. Selon le gouvernement iranien, plus de trente civils ont perdu la vie depuis cette date. En riposte, les forces armées iraniennes ont annoncé avoir ciblé la base aérienne américaine d’Al-Azraq, en Jordanie, à l’aide de drones, visant notamment des installations de communication et de stockage de carburant. Des alertes aériennes ont également été signalées au Koweït et à Bahreïn, tandis que des explosions ont été entendues près du consulat des États-Unis à Erbil, dans le Kurdistan irakien.
Sur le plan maritime, l’Iran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz, affirmant que cette mesure restera en vigueur tant que les opérations militaires américaines se poursuivront. Les États-Unis ont de leur côté rétabli le blocus des ports iraniens. L’armée américaine a indiqué avoir neutralisé un pétrolier qui aurait tenté de forcer ce blocus.
Malgré les affrontements, le président américain Donald Trump a salué mercredi un “geste de bonne volonté” de Téhéran après l’annonce de la libération d’une citoyenne américaine détenue en Iran depuis 2024, selon Washington.
Le conflit continue également d’avoir des répercussions sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Le nombre de navires commerciaux en transit a diminué ces derniers jours, tandis que les cours du pétrole restent élevés après leur forte hausse enregistrée en début de semaine.
Textes et photo : AFP















