Antananarivo, 28 Avril, 10h00 – Une assistance technique négociée. Le Comité de la sauvegarde de l’intégrité (CSI) indique avoir sollicité de la part du Fonds monétaire international (FMI) un diagnostic de la gouvernance à Madagascar. Tout comme beaucoup de pays africains, la Grande île devrait aussi bénéficier de ce diagnostic qui est axé sur des points strictement macroéconomiques, selon ce qu’a avancé la présidente de la CSI, Sahondra Rabenarivo. C’était à l’issue de l’échange entre le Système anti-corruption (SAC) de ce vendredi avec une délégation du FMI qui est actuellement en mission à Madagascar.
Dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, le FMI indique notamment qu’il est possible, si cela se justifie, d’ajouter des mesures d’amélioration de la gouvernance à la conditionnalité des programmes qu’il appuie. Ces mesures peuvent inciter à renforcer le contrôle des dépenses publiques, à réduire la discrétion dans l’administration des recettes et à assurer l’audit des comptes des organismes publics, de la banque centrale et des entreprises publiques. Cette institution financière fournit alors entre autres de l’assistance technique aux pays pour les aider à se doter d’institutions économiques efficaces et les conseiller sur des politiques pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption.
Cette rencontre entre le SAC et les missionnaires du FMI entre par ailleurs dans le cadre de négociations techniques sur deux accords de financement, à savoir le nouveau Programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FDR). Ce fut une occasion pour le Système anti-corruption malgache de rendre compte des travaux déjà entamés pour l’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC).
Comme avancé par Sahondra Rabenarivo, cette nouvelle stratégie qui devra être présentée officiellement au mois de décembre de cette année portera une attention particulière sur la corruption environnementale ainsi que les finances et la commande publique. « Nous espérons dans cette nouvelle stratégie plus de granularités et précisions sur les réformes à apporter pour avoir une meilleure gestion des finances et marchés publics, plus de transparence et moins de détournements et de corruption », lance alors la présidente de la CSI.
Le FMI a déjà félicité l’initiative des autorités malgaches à démarrer les travaux pour la préparation de cette nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption qui va couvrir les dix prochaines années. « C’est un sujet sur lequel nous souhaiterions contribuer et que nous comptons appuyer dans le cadre de la nouvelle Facilité élargie de crédit », a soutenu Fréderic Lambert, le chef de mission du FMI, lors de sa rencontre avec le président de la République et des membres du gouvernement Iavoloha mercredi.
Photo : CSI
