Antananarivo, 5 octobre, 20h00 – Un pas en avant et une suite attendue. Le Conseil chrétien des Églises (Ffkm) annonce le début des discussions entre tous les candidats à la présidentielle du 9 novembre. « Nous remercions les 13 candidats d’avoir écouté et d’avoir accepté l’appel du Ffkm et d’avoir toujours montré une volonté de poursuivre les rencontres », affirme Docteur Pasteur Denis Rakotozafy, président de l’Eglise luthérienne de Madagascar (FLM), en lisant une déclaration des quatre chefs d’Eglise, jeudi à Ambohimanoro.
«Les discussions avancent. Nous commençons à trouver une source [de pourparlers] à savoir l’acceptation par tous de rechercher une solution», se réjouit le Pasteur Docteur Denis Rakotozafy. Il confirme que les dirigeants de la confédération des Eglises chrétienne « avaient bel et bien rencontré le président Andry Nirina Rajoelina ». La plupart des autres candidats sont venus à Ambohimanoro pour une séance d’un peu moins de deux heures avec les chefs d’Eglise au sein du FFKM, à l’exception du Pasteur Ammi Irako Andriamahazosoa, président de l’Eglise réformée (FJKM).
Le FFKM affirme aussi être en contact avec d’autres entités « y compris au niveau international ». « Les échanges vont se poursuivre pour la recherche de solution », indique le communiqué. Le président de l’Eglise luthérienne reste ensuite peu loquace sur les détails des points discutés et la suite du processus.
Mais la confédération des Eglises chrétiennes « lance un appel pour un apaisement, surtout de faire attention pour les gestes qui pourraient devenir un écueil pour échanges », selon le Docteur Pasteur Denis Rakotozafy. Il ne précise pas si les manifestations quotidiennes organisées par le collectif des candidats en fait partie de ces « gestes ». « Il appartient à tout un chacun de prendre ses responsabilités », affirme-t-il après le départ des candidats présents à la réunion, entre autres, les anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, l’ancien ministre Hajo Andrianainarivelo, ou encore les députés Siteny Andrianasoloniaiko et Brunelle Razafintsiandraofa.
Dimanche, le collectif des candidats avait déclaré « avoir épuisé toutes les voies et recours possibles ». Au même moment, le président sortant et candidat Andry Rajoelina avait prévenu qu’il « n’y aura pas d’accord politique » dans sa déclaration. La mission électorale onusienne « encourage toutes les parties prenantes du processus électoral (…) à résoudre leurs différends par la concertation et de manière pacifique en vue de renforcer la confiance, en utilisant les mécanismes et cadres institutionnels établis par la Constitution », dans son communiqué, partagé quelques heures avant ces deux annonces.
La période de propagande s’ouvrira à partir du mardi 10 octobre selon le calendrier établi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le premier tour de la présidentielle est fixé pour le 9 novembre.
