Le KMF/CNOE réclame l’achèvement du processus des élections communales avant les sénatoriales

Antananarivo, 10 Septembre, 7h15 – Le Comité national d’observation des élections (KMF/CNOE) demande aux autorités de « ne pas se précipiter dans l’organisation des élections sénatoriales ». « Ce serait fouler au pied les droits des communes qui n’ont pas encore de grands électeurs », indique l’organisation pour défendre sa requête.

Pour le KMF/CNOE, « le respect des normes démocratiques » passe par l’achèvement du processus électoral des grands électeurs, du moins ceux issus des communes. Pour les grands électeurs issus des régions et des provinces, l’organisation semble se résigner. « Nous savons tous que les droits des grands électeurs au niveau des régions et des provinces seront à nouveau foulés au pied à l’occasion des prochaines élections sénatoriales », souligne-t-elle.

Pour les prochaine sénatoriales, le comité d’observation des élections demande au moins que soient prononcés les décisions relatives aux recours en justice liés aux élections communales et municipales ainsi que l’organisation des élections partielles et des élections dans les zones où celles-ci n’ont pas eu lieu. Il estime qu’il n’y a « pas à se presser d’autant que les nouveaux parlementaires ne vont réellement entrer en fonction qu’en Mai 2021 ».

Jusqu’ici, huit communes n’ont pas de conseils communaux faute de candidats. Sauf décision contraire du Conseil d’Etat, 24 communes doivent par ailleurs refaire les élections, les tribunaux administratifs ayant annulé les résultats des élections du 27 Novembre dans ces localités.

Plus de 300 recours, par ailleurs, ont été déposés auprès du Conseil d’Etat pour casser les résultats prononcés par les tribunaux administratifs. Les travaux du Conseil d’Etat qui pourraient aboutir à l’annulation de certains résultats ou à une inversion des résultats ont, pour leur part, été interrompus par l’urgence sanitaire et le confinement.

« Mais il n’est pas exclu que le Conseil d’Etat rende ses décisions sur ces recours avant la clôture de la liste électorale prévue de 11 Novembre, soit un mois avant la date du scrutin du 11 Décembre et deux mois après la convocation des électeurs », confie une source au courant du dossier. « La CENI, d’ici là, aura le temps de finaliser la liste électorale avec le maximum de grands électeurs qui peuvent être inscrits », poursuit notre source.