Les cas de corruption au niveau du ministère de l’Economie et des finances dénoncées par les usagers en hausse

Quatorze cas de corruption dénoncés par les usagers l’année dernière

Antananarivo, 7 Avril, 19h50 – Un doublement annuel. De deux cas en 2021, puis sept cas en 2022, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) indique avoir noté quatorze cas de corruption dénoncés par les usagers l’année dernière. Ces chiffres sont avancés dans le rapport annuel 2023 sur l’Évaluation de la satisfaction des usagers (RESU) du ministère qui vient d’être publié ce vendredi.

C’est au niveau du bâtiment central du ministère de l’Economie et des finances que la grande partie de ces dénonciations avaient été enregistrées, indique le rapport. Certaines avaient été rapportées au niveau de la direction générale des Douanes (DGD), de la direction générale des impôts (DGI) ou encore de la direction générale du Trésor (DGT). Le rapport du MEF note toutefois qu’il s’agit de dénonciations sans précision ni observation.

Ceux qui se disent témoins ou victimes de corruption ne représentent d’ailleurs que 0,48% des usagers ayant rempli les fiches d’enquête qui avaient été mises à leur disposition dans le cadre du RESU. Quoi qu’il en soit, le ministère annonce la prise de “mesures radicales” face à la situation.

Pour ce qui est de la perception quant à la qualité de l’accueil, la clarté et l’orientation sur la procédure correspondant aux services offerts par les départements où le délai de traitement des dossiers, le MEF note à travers les fiches d’enquêtes qu’il a collectées une “satisfaction générale” des usagers.

Une satisfaction générale élevée avec un taux de 84% concernant l’accueil au niveau des services opérationnels avait par exemple été enregistrée. 92% des répondants à l’enquête indiquent également avoir été bien orientés et éclairés sur les procédures associées aux services des départements. 52% des demandes déposées auprès des différents départements ont été résolues dans un délai inférieur à 4 heures, soit, plus de la moitié des demandes ou dossiers déposés, rapporte le ministère.

Les usagers qui ont répondu à cette enquête ont cependant émis plusieurs remarques, dont le non-respect des horaires de travail, le mauvais accueil des agents du ministère, l’inaccessibilité, l’insalubrité et l’exiguïté de certains locaux. Il y a également la lourdeur administrative ou encore le manque de personnel surtout au niveau régional.