Antananarivo, 3 Novembre, 9h30 – Point de répit. Les réunions techniques sectorielles entre le secteur privé et l’administration publique reprendront dès ce lundi. Une occasion pour les deux parties de poursuivre le dialogue public-privé mené dans le cadre de l’élaboration de la loi des Finances 2026, selon le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).
Ces réunions interviennent juste après la rencontre entre le Premier Ministre et les Groupements professionnels du Secteur privé, vendredi. Les parties prenantes se seraient engagées à œuvrer ensemble pour la construction d’un secteur privé fort et résilient, capable de jouer un rôle central en tant que catalyseur du développement économique du pays, rapporte le GEM.
Les groupements du secteur privé et les entités gouvernementales impliquées dans l’élaboration de cette loi des Finances ont déjà tenu plusieurs rencontres auparavant. Ces discussions avaient déjà permis de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement fiscal, dont les grandes orientations à prendre notamment en matière d’incitations fiscales.
Leur récente rencontre avec le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a permis aux membres du secteur privé d’aborder les ajustements à opérer dans le projet de loi des finances (PLFI) 2026, souligne le GEM. Ces ajustements portent en particulier sur les mesures impactant les filières intégrées, dont les filières lait, avicole et brassicole. Ils ont également soulevé les questions autour de la protection et le soutien à l’industrie locale et aux filières intégrées pour favoriser la création de plus de valeur ajoutée nationale et accroître la compétitivité de la production locale face aux importations.
De son côté, l’État indique que la programmation budgétaire pour 2026 tourne autour de six axes, dont la création d’emplois et l’appui à l’entrepreneuriat. Celle-ci comprend le soutien à la création d’emplois, notamment pour les jeunes, en favorisant l’émergence d’entreprises locales et en facilitant l’accès aux marchés. Le Gouvernement s’engage aussi à accompagner les initiatives économiques et à appuyer les acteurs souhaitant créer ou développer leurs activités productives.
Dans un souci de respect du calendrier législatif inscrit dans la Constitution, le gouvernement a déposé le projet de loi de finances initiales, en y ayant intégré quelques éléments liés aux aspirations et au exigences de la situation d’après-manifestations, mais en grande partie dans sa version élaborée par l’ancienne équipe au pouvoir. Le ministre de l’Economie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison a déjà laissé entendre la possibilité d’une loi de finances rectificatives en 2026, mais il n’a pas non plus écarté l’éventualité d’insérer des amendements au niveau du Parlement.
