Antananarivo, 21 Décembre 18h10 – Le Conseil des ministres de mercredi donne son accord pour l’augmentation du quote-part de Madagascar auprès du Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit d’une disposition prise après que le Conseil des gouverneurs de cette institution de Bretton Woods a approuvé, vendredi dernier, une augmentation de 50% des quotes-parts de ses pays membres à l’issue de la 16ème révision générale des quotes-parts.
Après l’aval du Conseil des gouverneurs du FMI, les pays membres sont appelés à approuver leurs augmentations de quotes-parts respectives. Ils se sont engagés à franchir rapidement cette étape, avant la date limite du 15 novembre 2024.
Les autorités locales malgaches entendent ainsi se conformer à cette nouvelle disposition du FMI. Elles prévoient néanmoins de négocier avec cette institution financière, de manière à verser en plusieurs tranches la contribution de Madagascar dans cette augmentation de quote-part. Le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi rappelle que participer à cette révision permettra au pays de recevoir davantage d’aides de la part du FMI.
Vers la fin du mois de juin, l’Etat malgache avait adopté en Conseil des ministres le décret permettant à Madagascar de maintenir à 244 millions de DTS les ressources financières qu’il s’engage à fournir au FMI. Compte tenu de la perte de valeur de l’ariary face au DTS en ce temps-là, l’Etat malgache avait indiqué qu’un ajustement sur ce que devrait verser la Grande île est nécessaire pour maintenir son quote-part à 244 millions de DTS et préserver ses 3909 voix, soit un droit de vote 0,08%.
Le quote-part est libellé en Droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI. Une fraction de cette souscription doit être réglée en DTS ou dans une monnaie largement acceptée, telle que le dollar, l’euro, le yen ou la livre sterling, le solde étant réglé en monnaie nationale du pays concerné.
