MAIRIE D’ANTANANARIVO – Harilala Ramanantsoa indique “se remettre au travail en toute liberté” après son séjour au Bianco et au PAC

Antananarivo, 14 Novembre, 15h45 – De retour au travail. Après une comparution devant le parquet du second degré du Pôle anti-corruption, de jeudi après-midi à ce vendredi matin, Harilala Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, est de retour à son bureau à l’Hôtel de ville, Analakely, pour travailler.
 
Pour annoncer son retour, la maire, entourée de ses collaborateurs s’exprime dans une vidéo publiée par la CUA sur sa page Facebook. “Je reviens travailler en toute liberté, et je rassure la population d’Antananarivo que nous allons mettre de l’ordre, nous allons assainir la ville”, souligne-t-elle.
 
De son passage au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et au PAC de mardi après-midi à vendredi matin, la première magistrate d’Antananarivo parle d’enquêtes et d’investigations qui se sont déroulées dans le calme et dans le respect mutuel. “J’ai donné toutes les explications qui m’ont été demandées”, souligne-t-elle.
 
Mardi après-midi, Harilala Ramanantsoa avait été amenée à Ambohibao par les agents du Bianco, “en tant que témoin”, selon les services de communication de la CUA. Jeudi après-midi, elle a comparu devant le parquet du PAC d’Antananarivo avec 14 autres personnes. Elle en est sortie en “liberté provisoire mais sous contrôle judiciaire” selon une source auprès du PAC.
 
Selon un communiqué du parquet du second degré du PAC, l’affaire fait suite à une plainte du syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo et de la conseillère municipale d’Antananarivo Clémence Raharinirina. Cette plainte porte sur ce que les plaignants qualifient de “détournement de fonds opéré au moyen d’un prêt illicite contracté auprès de la Cnaps par la Société municipale de gestion digitale (SMGD) d’un montant de 11 milliards d’ariary, au titre de l’année 2021”.
Photo d’archives