Antananarivo, le 23 Août, 17h15 – La bataille politique entre l’Exécutif municipal et certains conseillers tranchée par la justice. Le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, intente une action en justice, devant le tribunal administratif, pour réclamer l’éviction, en vue de leur remplacement, de dix conseillers municipaux d’Antananarivo.
A entendre le préfet d’Antananarivo, les conseillers municipaux concernés, issus du Tiako i Madagasikara (TIM), de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina kaominaly (IRK) et de l’alliance KOMBA, ont enfreint les textes en vigueur. « Ils ont été absents pendant trois sessions extraordinaires consécutives du Conseil municipal », soutient l’officier général. « Or, il s’agit d’une réunion importante concernant le budget de la Commune », précise-t-il. L’argument présenté par la préfecture de police est contesté par les conseillers municipaux de l’opposition.
Hilda Ravelonahina, issue de l’alliance KOMBA, dénonce la régularité de la tenue des sessions extraordinaires auxquelles certains conseillers n’avaient pas pris part. Elle fustige également un « piège » tendu par la majorité à l’encontre des opposants.
La Commune avait déjà intenté « cinq plaintes (…) en 11 mois » contre Clémence Raharinirina, selon ses termes. La conseillère élue sous les couleurs de l’IRK avait été condamnée par le tribunal correctionnel pour violence et voie de fait la semaine dernière.
Celle qui avait des divergences dans la gestion de la ville avec l’équipe du maire interprète la démarche judiciaire lancée contre elle une manière de l’exclure du Conseil municipal. D’où, entre autres, sa décision d’interjeter appel.