MALNUTRITION CHRONIQUE – 1,37 millions de dollars du Japon pour améliorer la nutrition dans la région d’Amoron’i Mania

Antananarivo, 6 Août, 12h15 – Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) agissent ensemble dans l’Amoron’i Mania pour combattre la « faim cachée », la malnutrition chronique. L’idée est de « conjuguer les expertises internationales » des secteurs nutrition, éducation, agriculture, eau, assainissement et hygiène pour « améliorer la nutrition pour les communautés cibles des interventions du projet ».
Le projet, d’un montant de 1,37 millions de dollars, financé par le gouvernement japonais, consistera à « améliorer la disponibilité et l’accès à la nourriture diversifiée en quantité et en qualité suffisantes pour les familles vulnérables, de promouvoir les repas scolaires à base de produits potagers scolaires ou de jardins de cases, et de permettre l’accès aux services Wash afin de protéger et maintenir un environnement sain pour les communautés ».
Les interventions cibleront 50.000 personnes dont environ 2.500 femmes enceintes et 5.000 enfants de moins de deux ans. Les mères de famille sont des cibles prioritaires dans la lutte contre la malnutrition chronique dans la mesure où le retard de croissance résulte surtout d’un « régime alimentaire non équilibré et peu diversifié surtout pour la mère et l’enfant, de mauvaises pratiques de soins maternels, d’un accès insuffisant à l’eau et aux services sanitaires ainsi que des pratiques d’hygiène inadaptées ».
A Madagascar, la malnutrition chronique frappe surtout les régions des hautes terres où, paradoxalement, la productivité agricole est la plus élevée du pays. Ainsi le taux de retard de croissance se situe entre 44% et 60% dans les localités comme le Vakinankaratra, l’Itasy, l’Analamanga, et l’Amoron’i Mania. Il est « répandu dans les zones rurales, chez les ménages aux revenus les plus faibles et dont le chef de famille est peu instruit ».