Antananarivo, 18 Mars, 07h20 – Effervescence au Novotel. Les femmes entrepreneures saisissent la tenue sur place de l’édition internationale du Salon des femmes entrepreneurs (Safe) pour démontrer leur force. L’évènement constitue une occasion pour renforcer la valorisation du savoir-faire féminin et du poids économique grandissant des entreprises promues par des femmes à Madagascar et dans la région Océan Indien.
Pour la ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ce salon « casse les codes et les stéréotypes ». Elle soutient durant l’ouverture du Safe, vendredi, que « les femmes sont là pour démontrer qu’elles font partie intégrante de la machine du développement à Madagascar ».
Le Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM) a consolidé ses acquis dans l’organisation de cet évènement, dont l’objectif est de mettre la lumière sur les entreprises dirigées par des femmes pour qu’elles aient plus de visibilité. Plus d’une cinquantaine d’exposants venant des quatre coins de l’île, de la région Océan Indien ainsi que des exposants issus du Comesa federation of women in business (COMFWB), y sont représentées. Des entreprises incubées prennent également part au salon, indique la vice-présidente des Femmes entrepreneures d’Analamanga (FEA), Sandrine Ratsararay.
Le salon SAFE est une plateforme de référence pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin. Une multitude de secteurs y est représentée, dont entre autres le textile, l’agroalimentaire, l’artisanat, les services financiers, la construction, le bien-être ou encore les technologies. Des conférences et des partages d’expériences avec un « plateau tournant », deux « business talks », un concours de « pitchs » et des rencontres B2B essentielles pour tisser les liens et concrétiser les opportunités de marché sont par ailleurs programmés.
Les femmes entrepreneures ont déjà prouvé de quoi elles sont capables, selon la présidente du GFEM, Fanja Razakaboana. « Ce sont des innovatrices qui ont le pouvoir de transformer les modes de production et de consommation en de modèles plus durables et respectueux de l’environnement », soulève-t-elle. Elles doivent pourtant être prêtes à relever les nouveaux défis et être en mesure de naviguer dans des environnements incertains et de saisir les opportunités qui se présentent, poursuit la présidente du GFEM.
Les femmes entrepreneures doivent surtout être soutenues par des politiques publiques favorables, des investissements et des partenariats durables, plaide Fanja Razakaboana. « Le vrai challenge est d’offrir un environnement économique idéal pour permettre aux femmes de s’épanouir », lance-t-elle. Elle insiste que l’entrepreneuriat féminin est un levier important pour booster les emplois, pour réduire les inégalités encore persistantes entre les hommes et les femmes et pour autonomiser davantage celles qui désirent entreprendre.
