Antananarivo, 18 octobre, 18h45 – Un rapport qui évolue. Le Collectif des 11 candidats à la présidentielle réagit aux dispositions prises par les forces de défense et de sécurité lors de la manifestation qu’il organise. « Aujourd’hui, j’ai envie de remercier les forces de l’ordre qui ont contribué à assurer l’ordre », reconnaît le candidat Hery Rajaonarimampianina lors de son discours devant le Stade des Barea, Mahamasina.
« Nous savons tous que, du moment que cet ordre est là, nos appréhensions disparaissent », avance l’ancien président. « Du coup, notre nombre va augmenter », poursuit-il, laissant entendre la poursuite du mouvement.
Des éléments des forces de l’ordre sont présents tout au long de la marche organisée par le Collectif des 11 candidats. Ceux des unités spécialisées de la police nationale s’interposent entre les partisans du Collectif et ceux du président sortant et candidat Andry Rajoelina, juste après le pont de Tanjombato. La rencontre entre les deux camps s’est terminée sans heurts.
L’intervention des forces de défense et de sécurité provoque des débats depuis le début des manifestations organisées par l’opposition. Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies s’est dit « préoccupé (…) après que les forces de l’ordre aient fait usage d’une répression non nécessaire et disproportionnée » face à des manifestations du Collectif des 11 candidats, le 10 octobre. Des « partenaires internationaux de Madagascar » « partagent » ces « inquiétudes » dans leur communiqué du 16 octobre.
Les autorités malgaches réagissent à ces prises de position. Le gouvernement souligne qu’« en plus d’être illicites, les manifestations sur les voies publiques organisées par ces candidats sont d’une violence caractérisée et loin d’être des manifestations pacifiques », dans son communiqué du 18 octobre. Le général Richard Ravalomanana, nouveau président du Sénat, assure, que les forces de l’ordre « ne font que leur travail ».
