MANIFESTATIONS – Le syndicat des agents de la douane affirme avoir été suivi à 90% dans leur mouvement, le ministère indique que les services ont été assurés

Antananarivo, 21 Octobre, 23h13 – Le syndicat des agents de la douane (Sempidou) parle d’une première journée de grève réussie. Herizo Andrianavalona Ramanambola, président du syndicat, indique que « même si les bureaux n’ont pas fermé, les agents de la douane ont pour la plupart respecté les consignes de grève ». A l’entendre, seuls quelques employés, dont notamment ceux qui devaient assurer le service minimum, ont travaillé ce jeudi. « Nous n’obligeons personne à faire la grève », poursuit-il tout en assurant que leur démarche a été suivie à 90%.

Pour cette première journée de grève, les agents grévistes sont sortis dans la cour du ministère et ont déployé leur banderole à l’entrée du ministère. Après ce sit-in, les manifestants qui disent avoir rejoint leurs bureaux respectifs sans pour autant traiter les dossiers.

Au niveau de la direction générale des douanes, les dirigeants tiennent toutefois à assurer que le travail se poursuit normalement au sein du service. Dans une déclaration télévisée, Ernest Zafivanona Lainkana appelle les opérateurs économiques qui ont besoin des services des douaniers à venir car « tous nos bureaux sont ouverts et les responsables sont bien présents », souligne-t-il. Il indique que « des solutions peuvent être proposées au cas où il y aurait des problèmes ».

Pour le DG de la douane, « les agents de la douane sont sages et respectent les lois et les règlements ». Il martèle que ceux-ci sont venus faire tourner l’administration après que le préfet d’Antananarivo a sorti son arrêté interdisant la grève.

Pour vendredi, le syndicat annonce une rencontre avec la ministre de l’Economie et des finances. « Ce sera l’occasion pour nous de lui faire à nouveau part de nos revendications », insiste Herizo Andrianavalona Ramanambola. Il rappelle que le syndicat réclame, entre autres, l’interruption des études qui sont actuellement menées au niveau des douanes. Il craint que les tâches des douaniers soient confiées à des entités extérieures à la douane. « Nous demandons que notre travail ne soit pas touché », plaide-t-il.