MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

231,4 milliards d’ariary. Ce serait le montant des pertes matérielles engendrées par les manifestations, accompagnées de pillages, dans les principales villes de Madagascar entre le 25 septembre et le 17 octobre 2025. Cette estimation est avancée dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

 

Déjà en octobre 2025, lors d’une rencontre avec les organisations patronales, l’ancien président de la République, Andry Rajoelina, avait alerté sur la gravité de la situation, chiffrant les pertes des deux premiers jours de crise à 200 milliards d’ariary. Il avait également déploré à l’époque la destruction de 2 000 emplois.

 

Pour la Refondation de la République, le bilan de ces événements dans les grands centres urbains, comme Antananarivo, Toamasina, Antsirabe, Toliara et Antsiranana, ne se limite pas aux pertes matérielles. Ces bouleversements ont provoqué l’interruption ou la destruction partielle de nombreuses activités économiques, peut-on lire dans le projet de loi de finances rectificatives de cette année.

 

Le secteur privé avait déjà soulevé l’importance d’intégrer les impacts de cette dernière crise comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. Les Groupements estimaient que ses conséquences socio-économiques devaient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances (LFI) 2026.

 

Un dispositif de soutien financier d’urgence avait été promis en réponse à cette situation à l’époque. Celui-ci était destiné à faciliter la reconstruction et le redémarrage des entreprises sinistrées. Ce plan repose sur l’allègement de la trésorerie des opérateurs économiques à travers l’octroi de crédits à taux zéro et la prise en charge par l’État des intérêts des prêts de reconstruction. En parallèle, des mesures fiscales avaient aussi été annoncées, incluant des subventions ciblées, des allègements fiscaux et des discussions pour des exonérations temporaires afin d’atténuer la pression financière sur le secteur privé.