Prévenir les départs irréguliers et mieux protéger les populations exposées aux risques de la migration maritime. C’est l’objectif d’une campagne de sensibilisation lancée, lundi, dans la région de Boeny par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec la Police nationale et l’administration des douanes. Pendant cinq jours, la campagne cible les communautés locales notamment les femmes et les jeunes sur cinq sites. La sensibilisation porte sur les dangers des traversées maritimes vers Mayotte, les comportements à adopter en cas d’incident en mer et les moyens de signaler une situation à risque.
Cette démarche intervient alors que les communautés du littoral nord-ouest restent particulièrement exposées aux risques des traversées irrégulières vers Mayotte, qui ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes. La campagne se déroule notamment au Centre pastoral, à la Maison des Jeunes d’Ambalavola, à Ambondrona et à la Maison de la Culture de Mangarivotra, à Mahajanga, ainsi qu’à Marovoay. Les communautés sont également sensibilisées aux fausses promesses pouvant conduire à la traite des personnes et informées sur les alternatives plus sûres à la migration irrégulière, selon l’OIM.
Dans son communiqué, l’organisation explique que cette campagne constitue le prolongement d’un exercice de simulation maritime organisé en juillet dans le cadre du projet « Créer des frontières plus intelligentes ». Financé par le gouvernement japonais à hauteur de 3 millions de dollars, le projet a notamment permis de tester la coordination de 13 institutions nationales face à un incident de migration maritime irrégulière.
“La préparation que nous avons bâtie au sein de nos institutions doit pouvoir s’ancrer parmi les personnes qui seront les premières à faire face à ces risques”, souligne Roger Charles Evina, chef de mission de l’OIM pour Madagascar et les Comores. Mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations avec la Commission de l’Union africaine, le projet concerne Madagascar, l’Éthiopie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire. Il vise à renforcer la sécurité et la gestion des frontières ainsi que la gouvernance migratoire.
