MINES – Fidiniavo Ravokatra promet l’ouverture formelle de la carrière d’Andilana Avaratra

Antananarivo, le 14 Juin, 18h55 – Des discussions prometteuses. Les parties concernées par l’exploitation de la carrière de béryl à Andilana Avaratra, à Amparafaravola, du moins pour ceux qui se sont rencontrés ce week-end, ont fait part d’une entente permettant la réouverture du site d’exploitation, fermé par les autorités au mois de Mai.
Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, a annoncé son intention de prendre un arrêté de zone d’encadrement pour le site d’Andilana Avaratra, samedi à Amparafaravola. Il attend la constitution en groupement ou en association des exploitants, en lien avec des trous de mine déterminés pour avancer. Cette étape précèdera le rapport du ministre au conseil des ministres avant publier l’arrêté de zone d’encadrement.
Richard Ramandehamanana, gouverneur d’Alaotra-Mangoro, présent lors de la rencontre du ministre avec les exploitants, se réjouit de l’accord entre les parties concernées pour la traçabilité de la pierre gemme. Il en est de même de la constitution du cahier des charges. La bonne gestion de l’exploitation devrait permettre de développer le pays, ajoute Fidiniavo Ravokatra.
Les exploitants confirment leur volonté de respecter la démarche entamée par le ministre. Ils assurent leur intention de se conformer au cahier des charges, comprenant, entre autres, les ristournes, le respect de l’environnement et les droits de l’Homme comme l’interdiction de recourir au travail des enfants.
La carrière d’Andilana Avaratra avait été fermée par les autorités au mois de mai. La décision avait provoqué des affrontements entre les exploitants et les forces de l’ordre. Le site avait également été le théâtre de conflit entre les autochtones et une partie des groupes d’immigrés.
Fidiniavo Ravokatra a entamé une tournée de deux jours à Ambatondrazaka pour dresser les contours de la réouverture de la carrière. Il avait notamment rencontré les membres de l’Organe mixte de conception (OMC), les députés et maires de la région ainsi que les « tangalamena », les exploitants et les collecteurs.