MOBILITE – La municipalité d’Antananarivo insiste sur les frais de transport à 600 ariary proposés après les discussions avec le président de la République, des taxi-be prennent 800 ariary aux passagers
Antananarivo, 16 Juillet, 14h35 – Jour J pour la hausse des frais de transport jusqu’à 800 ariary sur certaines lignes urbaines. Certains véhicules ont eu placardé sur leur portière ou à l’intérieur une affichette faisant part du tarif de 800 ariary annoncé depuis quelques jours. D’autres n’ont rien affiché et ont continué à faire payer les 600 ariary convenus avec le président de la République lors de la réunion qui s’est tenue en début de semaine.
Du côté de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), les responsables s’en tiennent au tarif convenu avec les autorités. »Seul le tarif annoncé par la présidence est en vigueur », indique le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur du transport et de la mobilité urbaine au sein de la CUA, joint au téléphone. Il évoque une « déclaration d’intention » de la part de certaines coopératives et non d’une décision officielle. Il indique d’ailleurs que la municipalité va attendre une semaine pour voir l’évolution de la situation et laisser les transporteurs discuter entre eux avant de prendre une quelconque décision.
Le président de l’association des coopératives réunies au sein du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA), de son côté, continue de défendre le tarif de 800 ariary et parle des coûts d’exploitation différé selon les véhicules et les lignes. A l’entendre, seuls 30% des membres de l’association ont travaillé ces deux derniers jours au tarif de 600 ariary. « Les autres ont préféré ne pas travailler car ils ne se sont pas retrouvés dans leur compte après la hausse des prix des carburants et ont décidé de voter la hausse à 800 ariary », explique Landry Rakotoarison, président du FMA, joint au téléphone.