?TOAMASINA – La police nie avoir frappé un passant, geste considéré à l’origine des affrontements à Androranga

Antananarivo, 3 Juin, 19h50 – « Les policiers utilisent des bâtons noirs à Toamasina ». La précision faite par la police nationale sur sa page Facebook tend à démentir les bruits selon lesquels les forces de l’ordre auraient frappé un homme dans le quartier d’Androranga. « Selon les témoignages des individus présents sur les lieux, l’homme a été frappé par des éléments des forces de l’ordre avec un bâton blanc », souligne la publication.
Selon la version de la police, les forces de l’ordre ont reçu un appel vers 15h50, les informant de troubles survenus à Androranga. L’homme, blessé, aurait déjà été à terre quand les éléments des forces de sécurité sont arrivés sur les lieux, explique la police dans sa publication. « La police a d’abord conduit le jeune homme qui avait des blessures visibles à l’hôpital, et n’est revenu sur les lieux que plus tard pour démonter les barrages érigés dans le quartier par un groupe d’individus », poursuit le texte.
Pour disperser la foule, les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes et des tirs en l’air (https://bit.ly/36XHQHf). Le calme est revenu depuis (https://bit.ly/2XXUJwT), et toujours selon la police, « le jeune homme blessé a reçu les soins nécessaires et a pu rentrer auprès de sa famille ».
Photo : Police nationale