RELIGION – La conférence des évêques de Madagascar se positionne clairement contre l’examen de la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de la grossesse

Antananarivo, 17 Novembre, 8h05 – « Nous appelons tous ceux qui aiment et qui craignent Dieu de ne pas légaliser l’interruption de grossesse même si c’est pour des raisons prétendument médicales et thérapeutiques ». Le message de la Conférence des évêques qui s’est réunie la semaine dernière à Antananarivo ne demande ni plus ni moins que le retrait de la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de la grossesse. Pour les évêques, il s’agit d’une proposition de loi qui va « ouvrir la voie à la libéralisation de l’avortement même si ce n’est pas ouvertement déclaré ». « La médecine est faite pour sauver des vies et non pour tuer des innocents », martèlent les évêques catholiques dans leur communiqué.

Dès que le texte a été officiellement déposé, les évêques ont adressé une lettre aux parlementaires, les invitant à faire preuve de vigilance face à la proposition de loi. Après leur réunion, ils s’adressent officiellement à ceux qui ont la possibilité de bloquer le texte et qui aiment et craignent Dieu de ne pas permettre que la loi soit adoptée. « Les projets et propositions de loi que nous élaborons ne devraient pas ouvrir la voie au meurtre d’innocents », soulignent-ils.

Pour l’instant, l’examen du texte déposé par la député élue à Tsihombe Masy Goulamaly ne figure pas encore à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. La proposition de loi qui avait été publiée sur le site web de l’institution en a même été retirée depuis quelques jours et n’est plus disponible au téléchargement ou à la lecture, alors que d’autres propositions de loi déposées après, se trouvent déjà sur le site.