Antananarivo, 14 Juillet, 9h00 – Reconversion. Faute de pouvoir proposer leurs produits sur leurs étals habituels dans les marchés en plein air, des confectionneurs et vendeurs d’articles textiles se lancent dans la vente à distance. Les articles sont proposés aux clients via des pages Facebook ou décrits par téléphone, et les commandes se font, soit en ligne soit par téléphone.
La plupart des clients de Lova Rakotondrasendra, confectionneuse et vendeuse, sont des revendeurs basés en province. Comme ceux-ci ne peuvent venir récupérer leurs achats dans la capitale et comme la marchande ne peut pas elle-même assurer la livraison en dehors de la région d’Analamanga, les échanges se font essentiellement à distance. « Mes téléphones n’arrêtent pas de sonner pour les commandes », témoigne-t-elle.
Les articles sont emballés et le colis est ensuite acheminé par un service spécialisé dont le déplacement n’est pas interdit par les mesures de confinement. Lorsque les clients se trouvent dans la région d’Analamanga, « nous pouvons nous-mêmes livrer les marchandises, mais il est aussi possible qu’ils viennent eux-mêmes récupérer leurs achats », poursuit notre interlocutrice. Le paiement se fait alors à la livraison ou à la récupération. Lorsque l’envoi se fait par un service spécialisé, le paiement se fait par monnaie électronique.
Lova Rakotondrasendra, habituée des marchés en plein air, témoigne d’une expérience réussie. Malgré l’état d’urgence sanitaire et les mesures de confinement, elle réussit quand même à s’en sortir et à avoir des revenus plus ou moins réguliers.