OUVRAGE – Un glossaire sur la migration liée au travail à disposition des médias pour un usage commun et cohérent des termes

Antananarivo, 21 Septembre, 8h25 – Comment traduire en malgache l’expression égalité des chances ? Et les mots esclavage moderne ? Ou encore exploitation au travail ou harcèlement ? Mais d’abord, que veulent réellement dire ces expressions que l’on peut entendre quand on évoque le milieu de travail ou encore la migration du travail ? Les journalistes et les professionnels des médias en général ne devraient plus avoir trop difficultés pour trouver les termes justes et corrects à utiliser.

Le « glossaire sur la migration de travail, recrutement équitable et travail forcé » a finalement vu le jour. Il a été officiellement présenté et remis aux responsables des rédactions lundi après-midi à Anosy. Sa première présentation a été effectuée auprès de ceux qui vont l’utiliser dans leur travail quotidien, les membres du Réseau des journalistes spécialisés en emploi et travail (RJSET), au cours de leur réunion à Farafangana la semaine dernière.

Plus de 60 termes concernant la migration de travail sont inclus dans ce glossaire. Chaque entrée inclut une traduction de l’expression en malgache suivie d’une explication en français. Avec ce glossaire qui propose des définitions des termes, les journalistes malgaches pourront utiliser les mêmes mots et les mêmes expressions quand ils traitent des sujets liés à la thématique de la migration du travail.

Destiné principalement aux médias à Madagascar, le glossaire a été adapté au contexte des migrations sur le territoire malgache. Il entend principalement contribuer à la prévention du travail forcé, à la protection des droits des travailleurs contre les pratiques abusives de recrutement, ainsi qu’à la réduction du coût des migrations de main d’oeuvre.

Le glossaire, tiré du glossaire sur les migrations du Bureau international du travail, a été élaboré en collaboration avec le RJSET, et avec les contributions de membres du Bureau national de la lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH) de la Faculté des Lettres et des sciences Humaines de l’université d’Antananarivo, ainsi que de l’Ecole supérieure de l’information et de la communication (Samis/Esic).