Antananarivo, 7 Novembre, 11h50 – Comme les textes le lui autorise, le groupe parlementaire de l’opposition a disposé de l’ordre du jour de l’assemblée nationale ce jeudi. L’opposition a ainsi pris les commandes de la séance plénière à Tsimbazaza. Dans son ordre du jour de ce jeudi, elle a décidé de convoquer plusieurs membres du gouvernement en séance plénière pour demander des réponses claires face aux problèmes de la nation.
Selon une source auprès de l’Assemblée nationale, il s’agira d’une interpellation. Siteny Randrianasoloniaiko, vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition parlementaire parle d’un moment “historique” écrit par l’opposition, car “c’est la première fois qu’il y a des discussions avec l’opposition”. Les échanges devraient notamment porter sur les problèmes récurrents rencontrés par la population, comme la situation actuelle de la Jirama, les délestages ou encore la pénurie d’eau, l’état de dégradation des routes nationales, ainsi que de la sécurité.
Parmi les ministres convoqués ce jeudi et présents à Tsimbazaza, il y a le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison et le ministre délégué en charge de la Gendarmerie, le général Andry Rakotondrazaka. Le ministre de la Sécurité publique, Herilala Rakotoarimalala, s’est excusé, étant en mission.
Selon l’article 58 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, trois jours de séance par mois sont réservés à un ordre du jour arrêté par l’Assemblée à l’initiative des groupes d’opposition ainsi qu’à celle des groupes minoritaires. Cette disposition est prescrite par l’article 102 de la Constitution alinéa trois qui indique que “trois jours de séance par mois sont réservés à un ordre du jour arrêté par chaque Assemblée à l’initiative des groupes d’opposition de l’Assemblée intéressée ainsi qu’à celle des groupes minoritaires”.
Par ailleurs, le règlement intérieur prévoit l’interpellation parmi “les autres moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale” aux côtés de “la question orale, la question écrite, la commission d’enquête et l’audition en Commission”. L’interpellation porte sur un sujet bien précis et fera l’objet d’une résolution prise par l’Assemblée nationale. Cette résolution sera communiquée au Gouvernement par le Président de l’Assemblée nationale. Le Président informe préalablement l’Assemblée nationale de l’objet de l’interpellation ; toute intervention en dehors du sujet sera systématiquement rejetée”, poursuit le texte.